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Virtualité et réalité, simulation, l’avenir ou pas ...
Dimanche 14 mars 2010, par Christophe Jodon, l’auteur de ce site
Le V-
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Virtualité et réalité, simulation, l’avenir ou pas ...
La virtualité et la simulation sur ordinateur sont de plus en plus d’actualité dans de nombreux domaines comme la médecine, l’aviation, etc. C’est une quatrième dimension qui ouvre les horizons d’une ère nouvelle, où la science rejoint la conscience. L’environnement, « réellement » perturbé par la suractivité humaine et l’agitation générale que cette dernière engendre, est virtuellement recréé, numériquement revisité, faisant moins dès lors, l’objet d’autant de saccages. il s’agit de « voyager » de façon virtuelle, en quelque sorte par la pensée. L’immersion dans le monde virtuel en l’occurrence en simulation est telle, que les sensations vécues sont très proches, tout au moins mentalement, de celles vécues en réalité. À la façon du rêve, la simulation est une seconde vie. Il devient de plus en plus problématique pour une humanité qui continue d’exploser démographiquement, d’appréhender l’avenir car, dans un monde saturé ou presque, il est difficile de prendre du recul pour analyser une situation et rectifier éventuellement le cap. Pour illustrer cette pensée, prenons une grande toile de maître exposée dans un musée ; par exemple les Nymphéas de Manet : alors que la peinture semble totalement abstraite vue de près, tout apparaît clairement dès qu’on s’écarte à une distance suffisante pour la regarder et l’analyser. Le monde virtuel (la simulation) permet ce recul nécessaire et autorise même la faute, là où dans la réalité elle est de moins en moins tolérée, que ce soit dans l’aéronautique, la médecine, l’économie, l’industrie nucléaire, etc. La simulation peut donc jouer un rôle très important dans l’analyse, la compréhension, l’anticipation de prises de décisions.
À présent, pourquoi les gens voyagent ils de plus en plus ? Par nécessité me direz vous. Cette nécessité est une création des transports rapides via la mondialisation. Chacun à besoin d’évasion : échapper à une existence dont le quotidien routinier ressemble à une longue moisissure. La plupart des habitants de la planète vivant dans les zones urbaines, beaucoup aspirent de temps à autres à de grands espaces naturels lointains. Seulement « voilà », comme disent les personnes qui souffrent de formatage, cela n’est pas sans incidence pour la planète, donc, ni pour les êtres humains, ni pour toute forme de vie confondue, animale et végétale. Nous vivons à l’ère d’une aviation banalisée et débridée, engendrée par un système économie qui crée des besoins et surtout des dépendances. L’aéronautique j’aime beaucoup, moins l’économie qui l’a banalisé et encore moins la densité humaine irresponsable qui se transporte de cette manière, à tout va. N’oublions pas que dans notre monde, on dit bien « l’argent est le nerf de la guerre » : or, la dernière guerre mondiale a été gagnée en grande partie grâce à l’aviation, c’est dire son importance dans l’histoire de l’humanité moderne. Combien de personnes gagnent elles de « l’argent » (leur vie) directement ou indirectement grâce à l’aviation ? C’est énorme : l’industrie aéronautique est le nerf de la guerre... Aujourd’hui les mines de charbon ont été substituées par les aéroports. Ainsi, les comportements qu’il aurait fallu adopter, depuis au moins le début des trente glorieuses afin de limiter la consommation d’énergies, l’effet de serre et, le plus important, la quantité d’êtres humains (par le contrôle des naissances et non par les guerres ou par les pandémies ou par les famines), sont pris à contre pied. Synchronisé avec l’explosion démographique, le réchauffement climatique s’amplifie de la même manière, c’est ce qu’on appelle paradoxalement, l’effet boule de neige. Également synchronisée, la disparition des espèces animales et végétales. Quant à la planète Terre, elle ne se développe pas d’avantage en superficie. Comment parler alors de « développement durable » ? Lorsqu’on sait par exemple qu’il décolle dans le monde plusieurs avions simultanément chaque seconde et que ces avions consomment chacun en moyenne plusieurs dizaines de tonnes de kérosène ? Tout ça au nom du développement économique ?! Ah, le bon « développement » ! Mot usurpé qui résonne toujours de manière positive car il évoque le développement d’une fleur, d’un être humain... Mais en réalité, « développement » est dorénavant, synonyme de fonte de la péninsule Antarctique et du Groenland, de misère sociale, de catastrophes écologiques majeures ; et pas dans 100 ans (trop facile) comme nous le « promettent » les émissions catastrophes de la t. v., cela a commencé hier, notamment en 1999 avec l’ouragan qui a dévasté les forêts françaises (et non « la tempête » comme disent les médias). Donc, se méfier dès qu’on entend causer « développement ».
Conclusion
Alors, avant d’embarquer à bord du plus gros avion (civil) du monde (qui est magnifique du reste), en survolant le plus haut pont du monde pour aller voire la plus haute tour du monde ou le plus grand barrage du monde ou tout autre superlatif le plus « développé » du monde, une façon de moins polluer la planète, consisterait à moins s’agiter, tout en se bougeant d’avantage, mais dans notre tête. Or, le monde virtuel permet cette transposition. Cela rejoint somme toute, la pensée de Pascal :
« Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Épilogue
Heureusement, il y-
http://www.midenews.com/innovations/1118-
http://www.pianoteq.com/press/comm_presse_2009_02_19.pdf
http://www.pianoteq.com/modartt
** http://www.dailymotion.com/video/x83432_roland-
*** À propos de Pianoteq et de sa superbe collection de pianoforte, ce n’est pas
sans émotion que je suis tombé sur le commentaire ci-
« J'ai eu la surprise d'entendre « mon » Walter en jouant sur un clavier moderne !
Cette prouesse, réalisée par PIANOTEQ, est une merveille d'intelligence et d'art,
j'admire la somme de connaissances engrangées par mes amis musiciens et ingénieurs
et la pertinence de leur analyse : être capable de restituer toute l' échelle sonore
d'un instrument, dans toute sa palette de nuances, à partir d'un échantillon de notes
suppose une grande finesse d'analyse et une virtuosité d'écoute qu'aucun système
informatique ne peut inventer. Bravo d'avoir su créer l'outil qui va au-
Paul Badura-
Ci-

Christophe Jodon (élève) Paul
Badura-
Master Classe de Paul Badura Skoda à l’Auditorium de l’École Nationale de Musique d’Angoulême, le 18 novembre 1987