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Époque


de


Mendelssohn
Bartholdy
(Hambourg 1809 - Laipzig 1847)


Chopin
(Zelasowa-wola 1810 - Paris 1849)



Schumann
(Zwickau 1810 - Endenich 1856)


Czerny
(Vienne 1791 - id. 1857)


Liszt
(Raiding1811 - Bayreuth 1886)














Époque


de


Debussy
(St-Germain-en-Laye1862 - Paris 1918)


Fauré
(Parmiers 1845 - Paris 1924)


Satie
(Honfleur 1866 - Paris 1925)


Ravel
(Ciboure 1875 - Paris 1937)









Aujourd'hui
et
Demain


En fait, dès 1859, les bases du piano moderne furent établies, avec le "grand" de Steinway qui associa le cadre métallique, avec les cordes croisées placées en éventail. Cependant, jusqu'au XXe siècle, les techniques anciennes coexistèrent avec les techniques modernes. Par exemple, le principe du cordage parallèle fut abandonné en 1900 alors que le cordage croisé existait déjà depuis près d'un demi siècle (élaboré par Steinway sur ses pianos carrés en 1855). On considère qu'à partir de 1930 la conception du piano n'a plus évolué si ce n'est l'utilisation de nouveaux matériaux correspondant aux nécessités de l'industrialisation. Mais l'innovation et la recherche de la perfection sont toujours d'actualité, preuve en est avec ce magnifique piano de concert de la maison Steingraeber. Il a été inauguré en juillet 2002 à l'Opéra des Margraves de Bayreuth, avec le pianiste Cyprien Katsaris. La mécanique de ce piano cousu main bénéficie d'un réglage micrométrique et peut-être encore améliorée par l'adjonction optionnelle de "rouleaux-tournants" - une invention maison - qui permettent une extrême précision des pianissimos. Ainsi s'achève la visite de ce musée virtuel, là ou commence peut-être l'histoire d'une nouvelle génération de pianos, ceux du troisième millénaire. Virtuels ou réels ? Rêver ou ne pas rêver, telle semble être la question. Mais les deux sont complémentaires, le rêve n’étant pas une utopie puisqu’il fait partie de la vie.
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Le piano carré est apparu vers la moitié du XIIIe siècle, en Allemagne. Mais c’est d’abord  en Angleterre qu’il connut un très grand succès avec les pianos de l’allemand Johannes Zumpe qui s’ était installé à Londres. Zumpe, élève de Silbermann, s’inspira de la mécanique de Cristofori et de la forme traditionnelle du clavicorde, puis, probablement, du virginal. Il fabriqua, dès 1760 son premier piano carré. Grâce à la taille réduite de ces nouveaux pianos, Zumpe put vendre ses instruments à un prix très attractif pour l’époque. Ainsi Jean-Chrétien Bach en acheta un en 1768 pour la somme de 50 livres (entre 7000 et 8000 €) et c’est sur un piano carré Zumpe qu’il donna, la même année, le premier concert public de piano.

 

Un autre personnage très influent, qui joua également un rôle décisif dans la facture des pianos carrés anglais et dans la facture du piano en général, fut l’écossais Broadwood (1732-1812).Non moins influent, en Angleterre, Clementi (1752-1832) (et son élève-associé John Field) qui construisit et vendit les instruments de la firme Longman, Clementi & Co. Pour la France on retiendra le nom de Sébastien Érard qui fabriquait, pour la noblesse, des pianos carrés et dut s’exiler en Angleterre à la révolution française. Par la suite les “carrés” anglais furent exportés en France, mais aussi en Amérique où une amélioration capitale fut apportée dans la première moitié du XIXe siècle par Babcock. Ce dernier déposa un brevet, en 1825, pour un cadre en fonte coulée d’une seule pièce et, en 1828, il réalisa  le premier piano carré avec un cadre métallique à cordes croisées. Le cadre métalique fut adopté par la suite sur les pianos à queue et les pianos droits de manière définitive. En 1889 la production des pianos carrés fut abandonnée au profit des formes actuelles.

 

le piano carré

Beck 1775

(4 octaves et demie)

Stodart 1815

(5 octaves et demie)

Stein 1825

Chickering 1850

Mathuschek 1870

du piano romantique au piano moderne

Stodart 1815

 

Le quatrième pied que l’on aperçoit sous le piano, vers l’intérieur gauche, correspond en fait à la pédale, unique sur ce piano

Mathuschek  & Co (New-York 1870)

 

Piano carré présentant les caractéristiques d’un piano “moderne” avec un cadre métalique et un clavier de 7 octaves. Ce piano était presque aussi puissant que les pianos à queue de l’époque.

Kirkman 1835

Pleyel 1835

 

Piano préféré de Chopin

Pleyel 1845

 

Piano préféré de Chopin

Bösendorfer 1845

Érard 1854

Steinway 1880

Érard 1903

Gaveau 1925

Steingraeber  2002

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Wolfgang Amadeus Mozart né à Salzbourg, principauté du Saint-Empire romain germanique, le 27 janvier 1756 - mort à Vienne le 5 décembre 1791.

Menuet 1/8 K2 315a (K6 315g) 1773 Salzbourg par Bernard Brauchli sur piano Christian Baumann (photo ci-dessus). Ce piano carré, parmi les tous premiers, représente l’évolution entre le clavicorde et le piano.

 

The Nannerl’s Notebook - STR 33547

Frédéric Chopin 22 février 1810 (Zelazowa-Wola en Pologne à l’ouest de Varsovie) 17 octobre 1849 (Paris, Place Vendôme).

 

Polonaise Op.44 en fa dièse mineur interprétée par le pianiste polonais Janusz Olejniczak sur le piano de Chopin, un Pleyel de 1831.

 

OPS 30-286

 

De même que les pianos précédemment animés dans ce musée virtuel d’un échantillon sonore , une fois de plus, on découvre l’extraordinaire subtilité des instruments d’époque avec ce Pleyel de 1831. Le registre de cet instrument offre des contrastes très expressifs permettant de faire ressortir l’harmonie du morceau tout en y détachant chaque  note avec clarté.

Claude Debussy 22 août 1862 (Saint-Germain-en-Laye) - 25 mars 1918 (Paris).

La Plus Que Lente, interprétée par Stany David Lasry sur un piano Erard de 1874.

Arcana A 63
Alexandre Scriabine 6 janvier 1872 (Moscou) - 27 avril 1915 (idem).

Prélude Opus 13, No.6 presto, interprété par Racha Arodaky sur Steingraeber

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Christophe Jodon 12 rue de l’Eglise 95270 Le Plessis-Luzarches